ANTOINE René

- Né le 21 juin 1904 à Bordeaux - (Gironde).
- Demeure 91 cours de Luze à Bordeaux
- Arrêté le 26 août 1942
- N° 110 sur la liste générale
- N° 30 Sur la liste de la Gestapo
- Fusillé le 21 septembre 1942 à l'âge de 38 ans

Ajusteur mécanicien à la SNCASO-Bacalan, René Antoine, à 38 ans, est fiché comme "vieux communiste".

Le nommé GIRET Pierre, devenu informateur patenté du commissaire Poinsot, le met en cause le 4 août 1942. René Antoine, contacté par Giret sur instruction de Lucien (Arlas), est susceptible d'héberger des individus dans l'illégalité ; en outre il a remis à Giret un "yatagan" (sabre incurvé en deux sens qui était en usage chez les Turcs et les Arabes) fourni par un "garagiste" d'Eysines (Robert LAURENT) qui pourrait en avoir 400.

La femme Giret elle-même, dans un interrogatoire du 13 août, dénonce la famille Antoine qui l'a hébergée une dizaine de jours après son "évasion" de l'Hôpital Saint-André. Elle révèle les "paroles imprudentes échappées au jeune Antoine "(Michel 10 ans) : "le père aurait caché des revolvers". Elle ajoute : "suivant les dires de la mère, des armes des bombes et des pièces détachées de mitrailleuses seraient également cachées dans une maison dont elle a la garde. J'ai l'impression que ce dépôt intéresse une organisation gaulliste".
Ce qu'on peut savoir : René Antoine avait reçu deux colis d'explosifs qu'il avait confiés à Marcel Villenave pour qu'il les dissimule.

Toute la famille Antoine est arrêtée, le 26 août 1942 par la police française.
Hélène Antoine, elle-même résistante, sera emprisonnée avec son fils Michel à la caserne Boudet. Alors que Michel est sauvé par un oncle, Hélène Antoine sera déportée. Elle meurt en déportation en 1943.

Quant à René Antoine, il subira des "interrogatoires répétés", selon la terminologie de Poinsot dans un rapport du 14 septembre 1942. On se doute de ce que cela signifie.

René ANTOINE sera fusillé le 21 septembre 1942 par les autorités d'occupation.