
CORBIERES Clément
- Né le 3 juin 1913 à Perpignan (Pyrénées Orientales)
- Demeure 78 rue d'Agen à Bordeaux
- Arrêté le 9 janvier 1942
- Liste Générale N° 65
- Fusillé le 3 avril 1942 à l'âge de 29 ans
Bien que peintre en bâtiment, Clément fait partie de ces ouvriers, militants communistes autodidactes. Tout ce qui touche à la culture l'intéresse et c'est particulièrement aux Auberges de la Jeunesse qu'il déploie ses activités et ses connaissances. Il est secrétaire adjoint du groupe de Talence. Il fréquente le bar du Musée cours d'Albret à Bordeaux où il fait des causeries, deux d'entre elles sont notées par la police l'une sur les origines du Jazz, l'autre sur Voltaire.
Ses activités aux Auberges de la Jeunesse sont placées sous la responsabilité du groupe de résistance des étudiants communistes. Il est en relation avec Panie-Dujac le responsable régional qui le met en contact avec Nazereau et Brazzini du triangle de direction connus sous les noms de Marcel et Raymond. Les Auberges de la Jeunesse ne lui suffisent pas il s'occupe aussi du quartier Sainte Croix ou il distribue tracts et journaux.
Lorsque Panie-Dujac est arrêté, la police trouve un papier manuscrit (rapport "AUBERGES" dans la valise de la Rochelle) sur lequel CORBIERES est désigné comme le responsable communiste aux Auberge de la Jeunesse. Clément est arrêté. La police saisit lors de la perquisition à son domicile, deux livres : "Biologie et Marxisme - l'URSS", et deux disques "la Carmagnole" et "l'Internationale".
Lorsque le train de permissionnaires allemands est attaqué dans la région de Caen, Clément Corbières est fusillé le 30 avril 1942, comme otage.
