
DESBATS François
- Né Ie 24 avril1897 à Pessac - Gironde.
- Demeure 30 bis, Chemin de Talence à Pessac.
- Arrêté le 7 juin 1940, incarcéré au Fort du Hâ. ..
- Fusillé le 24 octobre 1941 à 43 ans, numéro 48 sur la liste générale des fusillés.
François, mobilisé en 1917, part à la guerre. Sur le front, en raison de son comportement, il est nommé caporal. Il garde, comme tous les anciens combattants, l'espoir que cette guerre sera la "der des der". Il ne s'en contente pas et s'engage dans le mouvement pour la paix.
Menuisier, il connaît les vicissitudes du marché de l'emploi et s'engage dans l'organisation syndicale de la CGT unitaire. Il suit de près les campagnes électorales les propositions des partis de gauche, le Front populaire, il fait son choix en 1936 et adhère au parti communiste. Marié en 1923, sa femme contribue à ce cheminement. Le commissaire spécial Poinsot l'a jugée : "Sa femme, née Jeanne Teyche, est une militante communiste convaincue, plus acharnée que lui". Elle était la responsable du groupe des jeunes filles de Talence.
Adhérent à la cellule Vaillant-Couturier, il est le secrétaire de la section de Pessac lorsque survient la dissolution du Parti communiste. Il s'emploie à regrouper les communistes, cette fois en groupes de trois, afin d'assurer la continuité de l'activité et la diffusion des tracts et journaux clandestins .
Le 5 juin 1940, il est arrêté, incarcéré au Fort du Hâ, le 7 il est condamné à trois mois de prison et 100 francs d'amende. Lors de la perquisition à son domicile un butin précieux est saisi et mis sous scellés : "Un almanach ouvrier-paysan 1937, une brochure, "L'épopée du travail moderne", "La merveilleuse transformation de l'Union soviétique" par Iline, une brochure "L'URSS en construction", une photographie en uniforme de milicien espagnol du docteur Nancel-Penard, militant communiste notoire".
Libéré le 7 septembre, le 22 novembre il sera de nouveau arrêté et interné au 24, quai de Bacalan.
- Il avait été affecté spécial en 1939 aux établissements Robert Lacoste, 75, cours Edouard-Vaillant à Bordeaux. Son employeur se permet d'écrire au préfet pour demander sa libération, car son absence le met en difficulté. Le préfet lui répond : "J'ai l'honneur de vous faire connaître que j'estime que vos intérêts particuliers doivent être subordonnés à l'intérêt général qui exige la mise hors d'état de nuire de Desbats, militant communiste très actif ".
François Desbats est fusillé le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge.
