GONZALEZ Vincent
- Né le 24 juillet 1918 à Cestao, Province de Biscaye - (Espagne)
- Demeure 375 rue de Bègles à Bordeaux
- Arrêté le 31 mai 1942
- N° 108 sur la liste générale
- N° 28 sur la liste Gestapo
- Fusillé le 21 septembre 1942
Vincent Gonzalez, plus précisément Vicente GONZALEZ-ANGULO, était un militant communiste confirmé. Pendant la guerre d'Espagne, bien qu'étant déjà en France, il part comme volontaire pour défendre la République espagnole.
Il est ouvrier du bois, vernisseur. Il travaille à l'entreprise Harrybey, en 1942. Dès la fin 1940 il participe à l'action clandestine du P.C illégal. Il était en liaison avec André GUERIN qui avait travaillé chez Harrybey.
Ainsi lorsque celui-ci est arrêté, c'est à Vincent Gonzalez que son frère remet le pistolet qu'André Guérin détenait. Ce pistolet, Vincent Gonzalez s'en servira contre un militaire allemand, route de Toulouse, dans la nuit du 30 au 31 mai 1942. Il est pris, torturé, blessé d'un coup de baïonnette. Par ailleurs, une perquisition est effectuée à son domicile, rue de Bègles. La police trouvera, selon le rapport du commissaire central du 31 mai, "une bombe cylindrique en métal d'une vingtaine de centimètres de hauteur, munie d'une mèche, des engins paraissant être des explosifs, un étui de revolver contenant 10 balles de calibre 6/35 (...)" En outre, des inspecteurs de la sûreté sont envoyés à la gare et dans les quartiers plus particulièrement habités par des Espagnols afin d'identifier et appréhender tous les suspects.
Avec les papiers de Vincent Gonzalez, la police parviendra tout juste à se rendre compte que "Lucien", responsable régional, et "Paul", qui dirige l'action directe, sont une même personne, Elle établit également que "Paul était en rapports constants avec Gonzalez appelé "Vicente". C'est lui l'instigateur de l'attentat commis par ce dernier. C'est lui également qui a remis à "Vicente" la bombe et le matériel trouvé à son domicile, 375 rue de Bègles Mais ni la police française, ni les allemands ne parviendront à identifier "Paul"/"Lucien" (Arlas).
Transféré du camp de Mérignac au Fort du Hâ, quartier allemand, Vincent Gonzalez, enchaîné, est traîné de cellule en cellule pour être reconnu.
Il sera fusillé le 21 septembre 1942 par les autorités d'occupation.