LAPELETERIE André

- Né Ie 20 février 1911 à Libourne - Gironde.
- Demeure 23, rue du Marécbal Pétain à Bègles -Gironde.
- Arrêté le 8 juin 1941, interné au camp de Mérignac - Gironde.
- Fusillé le 24 octobre 1941 à 30 ans, numéro 17 sur la liste générale des fusillés.

André est un des anciens militants du Parti communiste à Bègles dont la police suit la trace. Dès 1929, il est candidat aux élections municipales. Il a été successivement secrétaire de la cellule du quartier de La Ferrade, puis de la cellule Liberté dans le quartier Du Prêche, dans cette période de 1934 à 1938 où la lutte antifasciste est un des thèmes dominants, avec comme outil, pour y faire barrage, la réalisation du front populaire.

Il est un ardent propagandiste et bien qu 'installé artisan-tailleur , il parcourt le dimanche les rues du quartier pour diffuser "L'Humanité" et "La Gironde Populaire".

Les tracts et journaux du Parti communiste appelant à la résistance contre l'occupant et fustigeant le gouvernement de Vichy et ceux qui le servent, circulent de plus en plus nombreux.

Le commissaire spécial Poinsot, en arrêtant le 24 octobre 1940 ceux qu'il croyait être les seuls responsables n'a pas réussi son coup. Il poursuit les investigations. Le 29 avril 1941, il fait perquisitionner sans résultat le domicile d'André. Il fait son rapport au préfet le 30 avril. Il rappelle les responsabilités d'André : "1936 à 1937, responsable de la commission agitation propagande", puis "de 1937 à 1938, secrétaire adjoint de la section communiste à Bègles". "Il a vendu de nombreuses fois "L 'Humanité" sur la voie publique et a participé, avec assiduité, aux meetings, fêtes et congrès du parti».

- Lorsque est commis le sabotage du transformateur de la SNCF à Pessac, Poinsot le fait arrêter Ie 8 juin 1941. Son épouse qui travaillait avec lui à la confection des habits se trouve sans ressources avec son jeune enfant de sept ans et demi. Dans le rapport transmis à la feldkommandantur, il y sera ajouté : "D'ores-et-déjà, il a été rendu responsable de toute distribution de tracts subversifs dans le secteur où il a exercé sa propagande dangereuse".

André Lapélèterie est fusillé le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge.