LAPEYRADE Jean


- Né le 4 juillet 1893 à Bordeaux - (Gironde).
- N° 142 liste générale
- N° 62 liste Gestapo
- Fusillé le 21 septembre 1942 à l?âge de 49 ans

Très tôt après 1920 lorsque est constitué le Parti Communiste Français Jean s'engage activement à ses côtés. En 1927, il est secrétaire de la cellule aux chantiers Dyle et Bacalan en compagnie de Laurent Puyoo qui sera fusillé le 24 octobre 1941. Il entre à l'usine MOTOBLOC à Bordeaux Bastide d'où en raison de son action syndicale il est licencié. C'est dans la navale aux chantiers de la Gironde à Lormont que le frappe l'interdiction du P.C et qu'il s'engage dans l'organisation clandestine.

Ses qualités de résistant et d'organisateur le font désigner par la direction illégale pour s'engager dans le front national pour y développer les capacités de résistance en y intégrant des Français de toutes origines politiques ou religieuses. Il devient illégal et trouve asile à Cenon.
Il recevait tracts et journaux par le frère de son épouse Berthe, le couple Lescurre dont la maison servait de transit avec Paris.
Jean et Berthe hébergent un couple de dirigeants illégaux "Lucien" (ancien secrétaire général de la mairie communiste de Tarnos dans les Landes) et "Anny" (responsable régionale des comités féminins).

Les révélations du traître Giret entraînent son arrestation et celle de Berthe. Déportée à AUSCHWITZ, matricule 82721, elle s'écroulera morte d'épuisement en mars 1943 dans un commando du marais (4 de ses camarades ont dû la porter jusqu'au camp). Quelques jours plus tard, sa belle-soeur Charlotte Lescurre, arrêtée peu après et déportée dans le même camp, est assommée dans la nuit d'un coup de bâton par la blokova parce que, malade, elle gémissait de douleur, le matin elle était morte.

Jean reste muet, il tente sans succès de se suicider dans sa cellule pour échapper aux interrogatoires "musclés".

Jean LAPEYRADE est fusillé le 21 septembre 1942 au camp militaire de Souge.