Né le 18 novembre 1907 à Céré-la-Ronde (Indre-et-Loire)
Demeure 4 rue Henri Duchène Paris (Seine)
Arrêté le 11 juillet 1943
Fusillé le 26 janvier 1944 à 36 ans
Robert est né de Joseph Vonet, cultivateur et de Marie Augustine Coulon couturière. Il aurait aimé poursuivre des études d’architecte, mais les moyens de ses parents ne le permettent pas. Devenu charpentier il entre, en 1930, dans le compagnonnage. Il devient Tourangeau la clé des cœurs au sein des « Compagnons du devoir de Liberté ». Très jeune, il, adhère au P.C.F. dont il devient un militant. Il sera par la suite secrétaire de la fédération C.G.T. du bois de la Région parisienne.
Il se marie en 1938 avec Emilienne Poulain, ils ont un fils, Robert, né en 1939 à Vigneux-sur-Seine.
Il est arrêté pour la première fois le 19 janvier 1941 par la brigade spéciale n°1 de la Préfecture de Police pour infraction au décret du 26 septembre 1939 réprimant la propagande en faveur du Parti communiste dissous (affaire Luaute). Robert vivait alors dans la clandestinité sous plusieurs fausses identités : Duroc, Nadiras, Pretat, Duluc, Michel, Jean-Pierre, Lucas. Il est condamné à 15 mois de prison par la Cour d’Appel de Paris. Écroué à la Santé le 21/01/1941, puis à Fresnes le 19/6/1941, il sera à la fin de sa peine, interné au camp de séjour surveillé de Rouillé dans la Vienne.
Il s’évade de Rouillé dans la nuit du 4 au 5 mars 1942 pour entrer à nouveau dans la clandestinité, où il occupe successivement la fonction d’instructeur des cadres régionaux de la région de Poitiers du PC clandestin et de responsable régional du même secteur sous le nom de « Jean-Pierre ».
À l’automne 1942, il est muté à Bordeaux comme inter-régional politique des FTP et participe lui aussi à la reconstruction du mouvement en participant au groupe Bourgois . Début mars 1943 il repart avec la même responsabilité, dans la région Poitou.
Durant cette période il rencontre Yvonne Dumont, agent de liaison communiste dans la clandestinité. De cette rencontre naitra une fille, en février 1944, que son père n’aura pas eu le temps de reconnaitre.
Robert Vonet est arrêté le 11 juillet 1943 à Nantes par la section spéciale de la 4ème brigade régionale de police de sûreté d’Angers pour ses activités clandestines. Transféré au Fort du Hâ à Bordeaux, il est abominablement torturé par les équipes de Poinsot. Jugé avec ses camarades par le Tribunal militaire allemand de la FK529, il est condamné à mort. Comme plusieurs de ses camarades, il sera d’abord inhumé à Martignas-sur-Jalle, puis en mars 1945, un hommage lui est rendu à la Bourse du travail de Bordeaux (article de la Gironde Populaire avant le transfert de sa dépouille dans sa commune de Montrichard dans le Loir et Cher. Sur sa tombe sont gravés des extraits de la lettre d’adieu à sa famille le matin de son exécution.
« La Gironde Populaire » du 16 mars 1945 rend hommage à Robert Vonet. L’article cite quelques termes de sa dernière lettre :

