BALLOUX René

Balloux René

Né le 27 février 1904 à Paris (Seine)
Demeure 30 rue de la République à Talence (Gironde)
Arrêté le 14 décembre 1940
Fusillé le 24 octobre 1941 à 37 ans

Ouvrier carreleur, René connaît les difficultés de la condition ouvrière avant les acquis des conventions collectives de 1936. Il a deux enfants dont l’un vulnérable car atteint d’une maladie. Il se fait embaucher comme magasinier aux Coopératives de France, cours de l’Argonne à Bordeaux. Il devient trésorier du syndicat des chocolatiers en juillet 1939. Il est également membre du PCF à Talence dont le siège est chemin Roustaing au bar « Bon Accueil ».
Ce type de militant est évidemment bien connu des services de police et fiché aux RG. Avec la recrudescence des distributions de tracts communistes à Talence lors du second semestre de 1940, René est arrêté sur décision préfectorale du 14 décembre 1940 et interné au centre de séjour surveillé de Bacalan. Il est signalé pour son « mauvais esprit » et sa notice individuelle mentionne : « Militant actif. Semble avoir gardé sa foi dans le Parti ». Libéré le 31 janvier 1941 il est astreint à résidence à Talence avec présentation hebdomadaire au commissariat.

Début juin 1941, le poste transformateur de la SNCF à Pessac saute. Neuf communistes sont arrêtés dont René Balloux qui est interné au camp de Mérignac. La situation économique de la famille s’aggrave. Dans un rapport du 13 août 1941, l’inspecteur principal Langlade envisage l’élargissement de René. Le préfet le transmet aux autorités allemandes avec la mention : « avis de maintenir l’internement ». Ce qui équivaudra, de fait, à une condamnation à mort.
Dans les années cinquante, le titre d’interné politique est attribué à René Balloux. Celui d’interné résistant lui est refusé, comme à d’autres communistes, pour l’étrange raison de « n’avoir appartenu à aucun mouvement de résistance autre que son Parti » (Décision définitive du ministère des Anciens Combattants, 9 mars 1956).