GUICHARD Louis

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Né le 18 avril 1923 à Pamiers (Ariège)
Demeure 53 bis cours de la Marne à Bordeaux (Gironde)
Arrêté le 9 janvier 1941
Fusillé le 24 octobre 1941 à 18 ans

Louis, fils de Louis Alfred Guichard, capitaine d’artillerie, et de Laurence Irma Mailhat, est en classe de « Mathématiques » au lycée Michel Montaigne à Bordeaux où il se fait remarquer dès le début de l’occupation pour ses sentiments gaullistes et anti-allemands.

Certains écrits le dise communiste mais il pourrait s’agir d’une homonymie aucune source fiable ne corroborant cette information.

Son dossier au Service Historique de la Défense atteste une appartenance au groupe « Combat » en cours de constitution dès octobre 1940, sur encouragement de sa mère engagée dans ce même groupe. Il lui est attribué une aide concrète à des officiers français et alliés pour rejoindre l’Espagne via l’Ariège ainsi que la diffusion de presse clandestine, de tracts et d’affiches.
Il est aussi, ou proche, ou appartient au groupe de jeunes gaullistes « Alliance de la Jeunesse Française  » dit aussi groupe Bergès-Auriac, reconnu FFC Armée Volontaire Service Renseignements (AV S/R) (voir voir En savoir plus La politique des otages 24 octobre 1941). Créé dès mi-1940 ce groupe a pu s’appuyer sur 20-25 jeunes, étudiants, lycéens, salariés, sportifs bordelais et sera décimé fin 1941 après avoir envoyé de précieuses informations à Londres. Le groupe avait été infiltré par une employée de la Préfecture. 7 d’entre eux seront fusillés comme otages (Louis GUICHARD, Jean MICHEL, Jean Robert BLANC, Jean GIRARD, Pierre GIRARD, Jean-Baptiste RAUFASTE et Pierre VILAIN) le 24 octobre 1941, 3 seront déportés (André BERGÈS, Marcelle GIRARD, Jean VILAIN).

Sur dénonciation, une partie du groupe a déjà été arrêté en décembre 1940 et la police doit surveiller ceux restés libres. En tout cas, le 9 janvier 1941 alors que Louis et Jean Michel se réunissent au café le Régent à Bordeaux avec d’autres comparses pour mettre au point la filature d’un officier italien porteur d’importants documents la gestapo armée fait irruption dans le bar et les arrête. Louis est interné au Fort du Hâ et le 1er juin 1941 est condamné à un an de prison par le tribunal militaire Allemand FK 529 pour « résistance, aide aux services de renseignements anglais et français ».

Le matin du 24 octobre 1941, avec ses autres camarades du groupe, il est extrait de sa cellule et transporté à Souge pour y être fusillé comme otage.